Chapt III : Début du chemin par David
La capitale était à quatre jours entiers de marche mais plusieurs villes où il pourrait s’arrêter étaient sur le chemin. Il avait trouvé quelques bourses de pièces dans des débris ou proches de cadavres qu’il n’osait pas trop approcher ni fouiller et, avec cet argent, il pourrait se payer des vivres afin de continuer son périple. Il avait amassé plus de trois pièces d’or et de nombreuses pièces d’argent et de bronze. Rien d’autre ne le retenait et il partit, quitter le village où il avait vécu toute sa vie était douloureux mais il n’avait plus rien à y faire. Il boitait à cause de sa jambe et n’avançait pas très rapidement mais il ne pouvait faire autrement. Après plusieurs kilomètres, il s’arrêta et fit une pause : sa jambe le faisait souffrir et il ne savait que faire pour stopper la douleur mais dans son cas, il n’y avait sans doute rien à faire. Désespéré, il repartit vers la prochaine ville, motivé par le fait de revoir son père. Il continua son chemin et entra dans une épaisse forêt remplie d’immenses arbres et de nombreuses plantes. Le chemin sur lequel il se trouvait devait être une route commerciale, et des traces de pas prouvaient qu’elle avait été récemment utilisée et il espérait trouver d’autres survivants partis avant lui. Malgré son apparence sombre, cette forêt n’était pas lugubre ; au contraire, elle lui semblait pleine de vie. Les quelques rayons de lumière n’illuminaient que peu le sous-bois et les arbres, composés d’épais troncs s’étendaient à perte de vue. Et c’est grâce à tous ces éléments que cette forêt semblait sans fin. Après de nombreuses heures à marcher, il croisa enfin une ville, qui appartenait à un territoire partagé entre les humains et les elfes, comme la forêt qui l’entourait. Quelques maisons dans les arbres l’avertirent que des prédateurs devaient rôder dans les parages. Un majestueux palais était situé au centre de la ville et quelques magasins et habitations se trouvaient au sol car des murailles protégeaient le centre de la ville. Il pénétrait tout juste dans la ville au moment où un garde l’interpella. Le jeune survivant n’avait aucune raison d’être arrêté et s’inquiéta mais heureusement le garde lui demanda juste pourquoi il était couvert de blessures “Que t’est-il arrivé pour être autant amoché ? Des brigands t’ont attaqué ?” demanda le garde, surpris par la gravité des blessures. L’adolescent inspira profondément et répondit ce qu’il avait déduit : “J’aurais préféré que ce soit le cas ; une créature avait ravagé mon village et je ne pense pas qu’il y ait de survivants à part moi.”
“As-tu vu la bête ? Il faudrait songer à faire une description de l’événement à un des servants du Duc afin qu’il en réfère au Roi lui-même.”
Le château n’est situé qu’à quelques rues d’ici, c’est vers la grande tour que l’on peut voir là-bas" et, de ce fait, il désigna une impressionnante tour située à quelques centaines de mètres de là. Le jeune homme remercia le garde mais partit d’abord en direction d’un lieu pour se reposer et se désaltérer. Il trouva rapidement une vieille auberge portant le drôle de nom de “La jument-pas-aisé”. L’ambiance du lieu était agréable, la douce chaleur de la cheminée le réchauffait profondément et les quelques personnes bavardant gaiement ne faisaient pas attention au nouveau venu. Il devait absolument chercher un endroit où se faire soigner. Le blessé ne resta pas longtemps dans l’auberge, il demanda une chambre, commanda du pain et de l’eau et mangea rapidement. Même s’il aurait voulu manger plus, sa petite bourse ne lui permettait pas de s’octroyer plus qu’un léger repas. Manger le revigora et après ce modeste repas, il partit à la recherche d’une boutique d’apothicaire ou d’un quelconque cabinet de médecine mais il échoua et dut donc se contenter d’espérer que ses blessures ne s’infectent pas. Il retourna donc à l’auberge où, après avoir compté son argent, il s’endormit dans de profonds rêves, à moins que ça ne soit des cauchemars. Il se réveilla tôt, toujours aussi fatigué que la veille, et il descendit manger et boire. Il devrait prendre des forces pour le long voyage qui l’attendait et qu’il serait forcé de reprendre. Trouver son père dans la Capitale était primordial ; c’était la seule personne de son sang qu’il savait vivante. Enfin, il le pensait vivant mais après cette pensée il s’inquiéta, peut-être était-il mort au cours d’un combat, les soldats étaient souvent confrontés à des problèmes, c’était même leur métier et de toute façon il n’avait pas d’autre choix que de le chercher. À une table d’à côté, un ivrogne raconta que son village avait été détruit par un monstre de la taille du plus grand navire de guerre du royaume, il affirmait que la créature était un dragon, pourtant devenu rare à cause du braconnage et des guerres. Le jeune homme, intrigué par l’histoire de l’homme, se rapprocha de lui et lui demanda d’une voix faible :
“Excusez-moi mais puis-je savoir dans quel village a eu lieu cet événement ?”
L’homme poussa un grognement de surprise et répliqua :
“Bourg-en-gré. C’tait à Bourg-en-gré qu’l a attaqué. Pourquoi t’veux s’voir ça g’min ?”
Le garçon, amusé par le drôle accent de l’homme reprit son sérieux et lui expliqua que Bourg-à-blé avait aussi subi une attaque. L’homme ne parut pas écouter et recommença à raconter l’attaque à l’aubergiste, qui n’avait pas l’air d’en croire un mot. Après avoir fini son bout de pain, le jeune survivant se rappela du conseil du garde la veille et se dirigea vers le palais. Arrivé devant, il demanda à un garde de transmettre son message au Duc dirigeant le château mais devant le manque d’intérêt que le soldat lui portait, l’adolescent pensa que le message avait peu de chances d’arriver à destination. Lorsqu’il se retourna pour quitter le garde, il tomba nez à nez avec cinq personnes. Quatre étaient des chevaliers du roi, ils en portaient l’emblème et l’arboraient fièrement. Il ne put voir leur visage à cause de leurs casques et de leur imposante visière. Le dernier personnage n’était pas un humain et il avait l’air d’être le chef du petit groupe, il portait une longue cape et une cagoule mais l’on pouvait clairement discerner sa chevelure violette et noire et ses yeux d’un rose foncé. Son teint très pâle faisait penser à un cadavre et il ne semblait pas capable de ressentir d’émotion particulière. Son espèce devait être très rare car le jeune homme n’avait aucune idée de ce qu’il pouvait être. Cependant, il se douta qu’il devait être important vu le nombre de soldats autour de lui. Le garçon frissonna lorsqu’il aperçut l’emblème de la Rordra sur la cape du mystérieux personnage. La Rordra était le groupe rassemblant les meilleurs combattants du Royaume, et même le membre le moins bon pouvait vaincre sans la moindre difficulté un Démon. Leurs membres étaient entraînés à la magie, au combat et au tir à l’arc dès leur plus jeune âge et à partir de quinze ans, ils devaient partir seuls pour traverser le pays et tuer une des quelques créatures que leur maître leur proposait. Ceux qui ne réussissaient pas devenaient seulement chevalier de haut rang, du moins, s’ils survivaient à la quête. Les cinq individus entrèrent dans le château sans que les gardes ne leur demandent qui ils étaient ni pourquoi ils étaient là. Même les soldats devaient être appeurés devant quelqu’un muni (possédant) d’un aussi grand pouvoir. Après avoir essayé de délivrer le message de l’attaque du village, il n’avait plus rien à faire dans cette ville. Et de ce fait, il repartit. La ville était située au milieu de la forêt, il devrait donc marcher plusieurs heures avant de voir la fin de la forêt. Et comme il l’avait prévu, quelques heures lui suffirent pour quitter la forêt et il atterrit alors dans une clairière qui s’étendait sur plusieurs kilomètres. Cette vaste plaine était vide, et, à part quelques collines et quelques arbres, rien ne peuplait ce lieu. Il avança alors jusqu’à la nuit et établit un campement peu après le coucher du soleil. Il ne savait pas faire du feu et pensait cela simple mais ce fut bien plus difficile qu’il le croyait. Au bout de plusieurs minutes, il abandonna l’idée de se réchauffer et s’assoupit rapidement. Il se réveilla plusieurs fois cette nuit, troublé par les bestioles lui grimpant dessus et par ses douleurs à la jambe, et pas seulement là d’ailleurs. Il se réveilla à l’aube et partit rapidement, il commençait à avoir faim et n’avait qu’un bout de pain qu’il avait gardé de l’auberge. Il continua à parcourir la vieille route malgré sa jambe qui le faisait toujours souffrir et sa faim qui grandissait de plus en plus. Après beaucoup de temps il croisa quelqu’un, ce n’était pas un humain et il allait dans le sens inverse de l’adolescent. Ce n’était ni un elfe, ni un nain, il était très grand, plus qu’un homme adulte et avait de grands yeux gris, ses cheveux étaient d’un blanc pur qui reflétait son expression vierge. Il ne devait pas avoir plus de vingt ans, du moins si son espérance de vie était semblable aux humains. À sa vue, le voyageur le salua et continua son chemin, le jeune homme se demanda de quelle espèce cet individu venait et pensa à tous les êtres semi-humains qu’il connaissait, parfois, des elfes passaient dans son village, même des nains venaient s’aventurer au-delà de leur montagne pour parcourir les régions du Royaume de Draer. Il connaissait aussi les êtres légendaires qu’étaient les Leshy, le conteur de son ancien village parlait d’eux comme s’ils étaient des créatures divines, d’une intelligence bien supérieure aux mortels et d’une force inimaginable. Bien sûr, il existait aussi les orques, du moins, c’est ce que le conteur affirmait. Forts comme des minotaures et aussi résistant que des krakens, les orques n’étaient malgré tout pas les créatures les plus intelligentes du pays. L’adolescent continua son chemin en songeant à toutes les autres espèces de semi-humains qu’il pourrait voir une fois à la Capitale. Peut-être y aurait-il des hommes à moitié lézards et à moitié humains, ou des humanoïdes qui auraient des ailes comme les chevol. Et c’est à ce moment-là qu’il aperçut la seconde ville de son périple ; il venait de quitter la plaine et il entrait dans une vallée entourée de montagnes, la petite ville était située au début de la vallée et s’étendait sur toute la largeur disponible. Il entra dans cette ville à la recherche d’un endroit pour se faire soigner car sa jambe droite le faisait malheureusement toujours souffrir, il trouva rapidement une infirmerie pour soldats et y entra sans se demander s’ils accepteraient de le soigner. Les infirmiers avaient la compassion et soignèrent l’enfant sans rien demander en échange.
“C’est une belle blessure… comment te l’es-tu faite ?”
“J’étais dans ma maison lorsqu’elle s’est effondrée à cause d’un monstre qui s’était posé dessus.”
“Dans quel village étais-tu ?”
“J’habitais à Bourg-en-blé avant qu’elle fût réduite à un tas de cendres.”
Le soigneur venait de lui faire quelque chose de douloureux et l’adolescent dût se retenir de ne pas hurler. Il n’y connaissait rien en médecine et ne savait pas si souffrir était normal pour guérir, toutes les blessures qu’il avait eues au cours de sa vie s’étaient guéries d’elles-mêmes mais celle-ci était vraiment grave. Le médecin rassura le jeune blessé.
“Tu as de la chance que ça ne se soit pas infecté, sinon tu serais sûr de mourir dans les prochaines semaines.”
Pas vraiment rassuré, le jeune homme souffrait en silence : il ne savait pas ce qu’ils faisaient à sa jambe mais si soigner consistait à faire mal, il pourrait le faire aussi. Après un long moment, il put enfin se lever et même si sa douleur n’avait pas diminuée, il espérait qu’elle se guérisse vite. Les soigneurs avaient nettoyé la plaie, retiré les fragments du bout de bois et mis un bandage pour éviter la perte de sang. Lorsqu’il partit, ils lui dirent bonne chance et vaquèrent à leurs activités. Il avait terminé un de ses objectifs qui consistait à ne pas mourir, pour l’instant du moins. L’après-midi venait de commencer et il se décida donc à partir tout de suite, il n’allait pas dépenser de l’argent pour dormir ici cette nuit alors qu’il pourrait atteindre une autre ville avant le coucher du soleil. Il quitta donc la ville d’Argenves précipitamment car il comptait atteindre la prochaine ville avant la nuit. Juste avant de partir il avait acheté une carte à un marchand pour un bon prix. Soixante pièces d’argent pour un moyen de se repérer et de savoir par quel chemin passer était nécessaire pour arriver à la Capitale le plus rapidement possible. Il se dirigea donc vers Paloin, une petite ville située à moins de cinquante kilomètres de la Capitale. Ensuite il pourrait soit traverser le pont et continuer jusqu’à la capitale, soit aller vers le prochain village, puis avancer jusqu’à une intersection où un autre pont lui permettrait d’arriver à la Capitale Rimeside. Il continua donc sa route jusqu’à ce que le soleil ne soit plus visible et se reposa jusqu’au lendemain. Il partit tôt ; le voyage fut long et au bout d’un moment le jeune homme longea un grand lac qui était d’un calme terrifiant, le garçon songea aux terrifiantes créatures qui devaient habiter l’endroit. Il avait déjà de l’expérience avec les bêtes aquatiques, au marché de son village, des vendeurs pêchaient et attrapaient des fois des prises monstrueuses et ils s’en servaient pour impressionner les futurs clients. Des poissons munis de crocs et de piques, des requins d’eaux douces ou même des léviatans à crocs, des serpents abyssaux de plusieurs mètres de long faisant partie des Léviathans, une espèce de serpent géant vivant dans les eaux les plus profondes et étant capables, selon les mythes, de briser des navires de guerre d’un seul cri. Les léviatans à crocs sont les plus petits et les moins dangereux de leur espèce mais malgré cela ils demeurent rares et menaçants. Tout en songeant aux bêtes qu’il avait vues, il continua sa route et atteignit la petite ville avant l’après-midi. Paloin aurait presque pu être considéré comme un village vu sa taille ridicule par rapport à la dernière ville où l’adolescent avait été. Un seul noble protégeait le village, le château où il vivait pouvait abriter tous les citoyens de la cité en cas d’invasion. Il devait se trouver bien seul vu le peu de personnes ayant des connaissances comparables à celles de quelqu’un de haute naissance dans un village aussi peu peuplé. Le garçon devrait trouver un lieu où passer la nuit car le chemin menant à la Capitale était long, chaque ville et village contenait au moins une auberge mais le prix à payer augmentait au fur et à mesure que l’on se rapprochait de Rimeside. Il pourrait dormir dans une prairie proche de la ville comme il l’avait fait d’autres fois mais si des monstres habitaient la région il se ferait dévorer avant de les voir. Il se dirigea donc vers le château afin de faire part de son histoire au Seigneur du palais, si celui-ci était généreux, il pourrait le faire loger quelque part. Il s’approcha de l’entrée principâle mais recula en voyant un imposant chevalier en armure essayant d’entrer dans le château. Il avait une longue épée aussi acérée que les dents du plus terrible des dragons, sa lame encore tachée de sang avait une courbure impressionnante et plusieurs rainures permettaient sans doute de faire gagner du poids, son casque avait été le fruit d’un minutieux travail et les cornes sur son armure lui donnaient un aspect effrayant. Ce terrifiant personnage était sans doute un excellent chevalier, sa lourde armure devait coûter au bas mot dans les deux mille pièces d’or et seul un guerrier chevronné pourrait s’acheter une telle armure. Le jeune homme recula, le chevalier rejetait une aura de puissance telle que l’adolescent en avait peur et n’osait pas faire sa requête au Seigneur tant que ce guerrier serait là. Le chevalier entra dans le château, il était sans doute un invité prestigieux et allait donc passer la nuit là-bas. L’adolescent retourna donc sur ses pas et entra dans une auberge, il préférait dépenser les quelques sous qui lui restaient pour dormir ici que loger dans le même endroit que l’impressionnant chevalier à l’aura monstrueuse. C’était la dernière solution valable, il demanda donc une chambre et un repas avant de manger rapidement, puis il rejoignit ses appartements et dormit d’un sommeil profond. Son esprit s’égara et divagua jusqu’à trouver refuge dans un lieu impossible à voir de ses yeux. D’un coup, une vive lumière l’éblouit et peu à peu il s’y habitua. Il était dans une grande pièce d’un château, il ne dirigea plus ses membres et se rendit compte que la seule action qu’il pouvait faire était de voir. Il ne comprenait pas pourquoi il était réveillé dans un endroit inconnu et pourquoi il était debout mais il ne pouvait rien faire de toute façon. La grande pièce était assez éclairée et deux personnes discutaient en haussant le ton après chaque phrase. L’un d’eux était le chevalier qu’il avait vu précédemment, son casque était posé et on pouvait donc voir les traits de l’étrange guerrier. Il avait les cheveux noirs et les yeux d’un vert émeraude, il semblait énervé et il était plutôt jeune malgré sa large carrure. L’autre homme était âgé et fatigué, il paraissait être le propriétaire des lieux, donc du château. Il portait une tunique ornée de pierres précieuses et une sorte de pendentif brillant autour de son cou, peut-être était-ce un artefact magique ? L’adolescent n’arriva même pas à tourner la tête pour observer l’endroit, il ne pouvait qu’attendre, observer et écouter la conversation entre l’hôte et son invité.
“Je suis désolé mais nous ne pouvons que vous loger vous, votre…animal de compagnie attendra. " dit le maître du château, énervé.
“Mon animal de compagnie, comme vous dites, a tué plus d’Asterydiens que l’ensemble des chevaliers du Royaume !” répliqua le chevalier d’un ton agressif.
“Vous ne savez donc pas que l’on dit Asteryen maintenant ?” demanda rhétoriquement le seigneur.
“Arrêtez d’essayer de détourner le sujet. Ma monture a besoin d’être en forme pour délivrer mon message au Roi.”
“Et de quel message s’agit-il ?” questionna une nouvelle fois l’hôte.
Un servant approcha discrètement et servit des verres de vin aux deux personnes débattant furieusement.
“Cela ne vous regarde pas, du moins pas pour l’instant.”
“Les problèmes qui concernent le Roi me concernent aussi, en tant que l’un de ses fidèles sujets, j’ai le droit d’en savoir autant que lui.” dis sèchement le noble.
“Si vous voulez tant savoir, je peux vous l’accorder mais cela ne vous réjouira guère : il est question de guerre, de guerre entre l’Empire d’Asteryd et notre Royaume.”
L’hôte resta dans un état de confusion intense, et soudain, le chevalier se précipita vers l’adolescent et le frappa violemment au visage, puis, il l’attrapa d’une main et se prépara à le taper de l’autre. L’adolescent ne contrôlait pas son corps qui gesticulait dans tous les sens mais percevait la douleur qu’il éprouvait. Il essaya donc à tout prix de repartir et après un intense effort, il s’évanouit.